Clubs et concerts

Clubs et Concerts

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CHAUDES GALETTES DE NOEL

Pas besoin de se ruiner pour dénicher le cadeau idéal. Parmi les dignes représentants musicaux de la scène locale, trois des plus fameux se fendent d'une nouveauté bien sentie. Magnetix offrent 3 titres inédits extraits des sessions de l'album Positively Negative via le single club du label américain Slovenly (qui à déjà vu passer Billy Childish ou les Black Lips, excusez du peu). Ni du punk garage, ni de la variété yéyé, juste du Magnetix chanté en français. Unique. Presque le seul moyen, ces temps-çi, de choper les Kap Bambino pour cause de tournée perpétuelle autour du globe : le maxi Batcave, qui outre l'attendu remix de Bobmo et celui, trés réussi, de Jackson, propose également une étonnante reprise “noise trash pop“ du titre phare par Hello Sunshine. Un glacial "Batcave Deadtheme" signé par les Kapi en personne vient apporter une touche "horror movie" aussi belle qu'apaisée. Concluons joyeusement avec le tout premier DVD de Gangpol & Mit, Faits Divers, paru chez Pictoplasma. Guillaum "Mit" laisse éclater toute la violence (et la beauté) dont il est capable, heureusement tempéré par la musique de Sylvain "Gangpol". A la fois ludique, coloré, et terriblement brutal, agressif et féroce. Joyeux noël !

Rédaction Martial Jesus (Total Heaven) / Lundi 14 décembre 2009

BIKINI MACHINE : "The Full Album" (Platinum Records)

Nouvelle sortie du dynamique label bordelais Platinum, qui a pris sous sa coupe les Rennais Bikini Machine, présentement mixés par le new-yorkais blues explosé Jon Spencer, qui n’hésite pas à qualifier leur musique de go-go-ye-ye supersonic garage. Maximum jerk et R’n’B nappé de soul blanche, entre BO de nanar et snobisme mod millésimé. Pop art band. à voir live aux Rendez-Vous de Terres Neuves le 3 octobre.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Jeudi 3 septembre 2009

BILLY THE KILL : "Joey Sex & War"

Malgré son pseudo un peu à la gomme et son air de pré-ado attardé, Billy The Kill sort sa guitare acoustique et prend la pose du songwriter qui touche sa bille, avec un grand naturel. Le loustic vient d’Angoulême (il est chanteur-guitariste dans Billy Gaz Station) et même si la Charente n’a pas tout à fait la force évocatrice du puissant Mississipi, le blues fait mal aux tripes sous toutes les latitudes, bro. Frôlant parfois avec la pop grunge électrique, l’exercice est le plus souvent porté par une inspiration folk, presque country. Des complaintes de road movie pour trucker frêle.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Mercredi 3 juin 2009

KID BOMBARDOS : "I Round The Bend"

Ils ont fait du chemin les kids, depuis le garage des parents à Saint-Médard-en-Jalles, jusqu’aux sunlights des grandes villes. Leur premier 25 cm (eh oui, quand même) ferait bander même Johnny Cash, comme s’ils avaient avalé tout le dictionnaire du rock avant de le sortir bien digéré. Et le pire, c’est que ça sonne léger et printanier. Leur avenir est tellement brillant qu’ils ne quittent déjà plus leurs sunglasses.

Rédaction JDP / Mercredi 3 juin 2009

WAVVES : "Wavvves"

Une pop à la louche lo-fi, somme toute assez banale, mais avec ce petit je-ne-sais-quoi qui fait toute la différence. Wavves, jeune white trash californien, embarque sur le même skate Wipers et Beach Boys. Les gamelles n’empêchent pas les purs moments de grâce, comme lors des tout premiers enregistrements de Pavement. Les 45 tours du kid s’arrachent déjà à prix d’or sur ebay. Le label blues Fat Possum (qui visiblement veut se refaire une jeunesse) a bien saisi l’aspect fulgurant du buzz, et compile ici la plupart de ses singles. à découvrir live au St-Ex le 2 juin, histoire de voir quand même si on nous a roulé une fois de plus dans la farine ? Ou pas ?! Et ce n’est pas une faute de frappe, le groupe s’écrit Wavves avec deux « v » et l’album Wavvves avec trois.

Rédaction Martial Jesus / Mercredi 3 juin 2009

GRS CLUB : "Galaxy Rainbox"

Inspirez, expirez. Il faut avoir la forme pour tenir le rythme. Le son (et le look) electro-rock d'une génération, ex-fluo kids ayant fréquenté les dance floor du Plug ou du 4Sans comme d'autres ont épuisé leur abonnement à Tonixity ou à Fitness First. En 5 titres acérés et 2 remix (Carabine + Tom Deluxx), une des meilleures sorties dans le genre, au moins depuis qu'Adam Kesher sont partis payer leur taxe d'habitation à Paris.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Mardi 28 avril 2009

IL FULGURANTE : "Ragazzze Al Dente"

Alors évidemment on va dire "non mais quel son pourri", ce qui est assez finement observé... Mais est-ce vraiment le propos ? Du tout du tout du tout. Tout ce premier vinyle est résumé dans la chanson "Ti Amo" : un glaviot rouge sang, tout dégueulasse, recraché direct après un uppercut bien placé. C'est sale, rapide, douloureux et moche. Comme Zeke. Comme les Dwarves. Alors Ok, le "dirty cheap recording" (sic) de Lo Spider est riche en aigus. Ok, le chant est dans un "italien catastrophique" (sic aussi). Ok, ce speed punk rock n'a absolument rien d'aimable. Il est juste parfait.

Rédaction Martial Jesus / Mardi 28 avril 2009

KAP BAMBINO : "Red Sign Acid Eyes" (Because Music)

Combien de temps écoulé depuis la bombe Zero Life, Night Vision ? Combien de kms avalés à courir leurs concerts furibards ? Combien de courbatures ? Etre fan de Kap Bambino est un putain de bonheur masochiste. C’est fébrilement que l’on guette les sorties. Ce 45 tours vinyle annonce un nouvel album pour début mai. Et son écoute a de quoi décrisper quelques mines déconfites, sourcils levés et sourires interrogatifs, apparus suite à la récente signature des kapis sur Because. C’est du pur Wwilko, coco! Un style unique, et des morceaux qui n’excèdent pas 2 minutes. Les grosses basses saturées de Red Sign nous expliquent qu’on est en terrain connu. Acid Eyes et sa mélodie entêtante, presque pop, donnent plus d’indications sur ce que sera probablement Blacklist : un album encore plus accrocheur, mais toujours aussi sauvage et direct.

Rédaction Martial Jesus / Jeudi 9 avril 2009

LES HURLEMENTS D'LEO : "13 Ans de Caravaning"

Après un long break, les Hurlulu ont repris le chemin des routes avec une formation quelque peu remaniée, mais toujours les deux mêmes chanteurs. Ce double cd vient rappeler les états de service de la troupe bohème, véritable best of agrémenté de titres inédits. Formation majeure parmi les succes story bordelaises, les Hurlements ont été de ceux qui ont déringardisé la chanson à papa et toujours considéré les zincs comme des endroits où on part encore en plus en voyage que dans les aéroports. Un come-back plus vipères aux poings qu’à bout d'souffle. En concert le jeudi 16 avril à Barbey (et sur la route des festivals cet été).

Rédaction Guillaume Gwardeath / Jeudi 9 avril 2009

POWERSOLO : "Blood Skin Bones" (Platinum Records)

Le label local Platinum continue à faire de l’excellent boulot depuis la place de la Victoire, en sortant par exemple ce nouveau long jeu des frères danois Powersolo - que quelques chanceux avaient eu le plaisir, l’honneur et l’avantage de voir faire les barjots dans la petite cave de l’Inca ou sur la scène du BT59. Douze titres en 30 mn par de secs sosies d’un Elvis de la cambrousse, anti-héros de cartoon pour adultes, graisseux bricoleurs classieux d'un rock’n’roll tombé en panne.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Jeudi 9 avril 2009

MANSFIELD TYA : "Seules au bout de 23 secondes" (Vicious Circle)

OK, la réputation scénique des demoiselles n'est plus à faire. Mais jusqu'ici les disques se faisaient discrets. Désormais sur Vicious Circle, voisines de label de Kim et Tender Forever, le duo nantais devrait d'avantage faire parler de lui. Au fond, rien n'a vraiment changé : toujours cette même économie du "peu" (celle que l'on retrouve chez l'anglaise Scout Niblett, The Evens de Ian McKaye et Amy Farina, voire dans La Fossette initiale de Dominique A). Deux, trois notes radines, des arrangements discrets, mais aussi et paradoxalement une intensité et une force bien palpables. La violence sourde et ravalée des textes, en anglais ou en français, toujours impeccablement écrits, y est décidément pour beaucoup. A voir le vendredi 6 mars à 20h30 au Vigean en première partie de Mademoiselle K.

Rédaction Martial Jesus / Mercredi 25 février 2009

AEOROFLOT : "Disco Negro" (Auto-Production)

Urgence des Modern Lovers, convulsions post-punk des Stranglers, disco-métal secoué à la Add'n' To X, riffs lourds pour phalanges amputées à la Black Sabbath, mood des soeurs ESG, esthétique Devo vs Kraftwerk, éructations d'arracheurs de dents andalous, kitsch rétro-cubo-futuriste... Les Bordelais sont les rock czars du mix total. Après l'album de 2005 et le split avec Adam Kesher en 2006, enfin de nouveaux titres à assimiler en numérique avant de se les faire claquer à la face sur scène : hystérie réaliste-électronique garantie, car Aeroflot exécute des shows tellement rouges et tellement carrés qu'on se pourrait se croire à une rétrospective Rothko.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Mardi 24 février 2009

SINAS : "EP" (Auto-Production)

Rebaptisé simplement Sinas après avoir fait ses armes sous le nom compliqué-malgré-tout-le-respect-que-je-porte-aux-néerlandais, Sinasappelnectar (jus d’orange en VF), le groupe bordelais suit une trajectoire atypique. Composé de deux membres de Ginger Frolic et d’un frangin, le trio va poser sa synth-pop boostée par une batterie tellurique sur une compil du label BMG Japon avant même d’avoir sorti le moindre titre dans sa propre ville. Anomalie réparée avec la sortie de ce EP auto-produit. La recette est simple mais attachante, avec des morceaux très mé-ludiques, parfois proches de la tradition 8-bits, soutenus par des rythmiques power pop qui rappellent d’où vient le groupe, avec des échos de M83, Menomena ou Reggie And The Full Effect.

Rédaction Arnaud D'Armagnac / Mardi 24 février 2009

GREMS : "Sea Sex et Grems" (Deephop Panel)

Sacrément tête de lard - mais également honteusement doué - le kamikaze Grems est de retour ! Dieu merci, ce nouvel album est complètement de la trempe de Airmax. Dj Trouble, Foreign Beggars, Iris ou Wildchild (Lootpack) sont de la partie. Sincère et efficace, décliné sur une trentaine de titres courts, comme autant de gifles généreusement distribuées aux fluokids ou à Teki Latex, ce curieux hybride hip hop house confirme à l’aise l’ex-Hustla dans sa position de tête brulée du rap français.

Rédaction Martial Jesus / Lundi 2 février 2009

THE MAGNETIX : "Positively Negative" (Born Bad Records)

Je vois déjà certains petits ayatollahs garagistes faire une grimace de dédain. C’est con pour eux. Le dernier Magnetix est tout simplement leur meilleur disque jusqu’à présent. Ouvert et inspiré comme jamais, l’album bénéficie d'une production plus claire que par le passé (l’indéboulonable Lo’ Spider, mais aussi Pierre des Palois Belmont). Le chant en français sur quelques titres étonne et fonctionne du feu de dieu. Les tubes irrésistibles (Hand’s Lines), la magnifique pochette signée Elzo... tout concorde pour à faire de ce Positively Negative le « must have » de ce début d'année.

Rédaction Martial Jesus / Lundi 2 février 2009

VII ET LITTLEDEMO "Le Sang des Innoncents" (Rap And Revenge)

Après Les Jardins Macabres, le rimeur bordelais VII continue dans sa lignée morbide. On ne peut guère dire que le garçon se soit assagi, et espérons que les fantasmes névrotiques qu’il narre par le menu ne soient que des délires purement artistiques, sinon gageons que son psy aura encore du boulot pour les 25 ou 30 années qui viennent. Sous un packaging de ciné bis italien, le cd propose quatorze titres rappés avec le renfort de Littledemo, et décline des thèmes peu conventionnels dans le monde du hip hop : esclavage sexuel, assassinat, anthropophagie... sur fond d’instrus sobres et profonds, avec des lyrics garantissant un sacré name dropping de réalisateurs de films gore et autres références difficiles à suivre si on n’a jamais été abonné à Mad Movies. Angoissant.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Lundi 2 février 2009

THE ARTYFACTS : "Maybe Everuthing That Dies Someday Comes Back" (Bordeaux Rock / Krakatoa)

Survivants pleins de panache de l’éphémère vague teenage rock, les Artyfacts sortent leur premier album, à leur image. On les attend classe biberon, on les découvre pleins de références sages et assumées : la collection de disques du groupe ressemble à un dictionnaire rock, avec Springsteen, Rory Gallagher, Dylan et les Stones époque Exile on Main Street. Les Artyfacts font penser aux Byrds de Roger McGuinn, un rôle que reprend ici Julien Pras (Calc, Victory Hall) à la douze cordes. Plus qu’un aboutissement, cet album est une promesse, avec des titres d’une maturité et d’un potentiel surprenants (Sweet White Angel, Nebraska City ou Anyway)...

Rédaction Arnaud D'Armagnac / Lundi 12 janvier 2009

BORDEAUX ROCK : "Compilation vol. III" (Bordeaux Rock)

Voilà la collection hiver 2009 de Bordeaux Rock Mag. La partie "Mag" (pour "magazine", c'est-à-dire les 24 pages du livret format CD), outre un peu d'autopromotion, fait la part belle aux artistes illustrateurs rock'n'roll qu'héberge la bonne ville de Bordeaux : Victor Marco, Rica, Cool Jo, Havec, Specio... et évoque en son édito le compagnonnage moral de Serge Clerc ou Franck Margerin dans une tournure top ringarde à la Rock&Folk pas dégueu. L'essentiel du CD prend la forme d'un sampler de la production locale, de Grs Club à Carabine, de Corde Brève à Hurly Burlies. L'avantage des villes avec des bons groupes, c'est que ça donne vite de bonnes compils ! Trois groupes de Saragosse (pour qui le chauvinisme marche moins bien ici) et un clip vidéo de The Snoc complètent la livraison.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Vendredi 9 janvier 2009

ENDE BITCH & LIL' JU : "Bienvenue dans mon Sud" (Autoproduction)

C’est l’alliance du Grand Sud, façon Dirty South, en six morceaux et une intro signés Endé Bitch (Mérignac) et Lil’Ju (Toulouse). Flows aiguisés, les deux complices représentent un maximum face à face, concours de punchline, rythme de locomotive, 200% hip hop donnant le pouls du bitume. L’énergie des deux B Boys vous donnera à coup sûr envie de banguer (i.e. agiter sa tête d’avant en arrière, on n'allait pas écrire « acquiescer », quoique). Les instrus recyclent et remodèlent bien les tendances du moment, du refrain screwed au hand clap en passant par des nappes synthé eurodance. Le cocktail qu’il vous faut pour être gonflé à block.

Rédaction JE / Jeudi 4 décembre 2008

PEYOTL : "s/t" (Autoproduction)

Le Peyotl est un petit cactus mexicain, bourré de mescaline mais dépourvu d’épines, là où le combo bordelais ne manque lui ni de piquant, ni de surprenantes vertus hallucinatoires: il nous embarque ici dans un voyage épique, où l’on traverse des plaines jazzy et désertiques pour mieux plonger dans les eaux tumultueuses du Rio Grande, faire une escale dans le blues de la Nouvelle-Orléans et se réveiller au beau matin dans un cabaret enfumé où le funk gitan traque le flamenco au son d’un orgue vintage.

Rédaction ML / Jeudi 4 décembre 2008

THE WEAKENDS : "s/t" (Autoproduction)

Enfin! Le premier album des Bordelais ! L'attente fut longue, mais salutaire, lorsque l'on réalise le chemin parcouru par les frères de sang des Black Lips, depuis leurs chaotiques débuts au Boqueron ou au Café Pompier. De garage ils n'ont gardé que la production, urgente, signée du Toulousain Lo' Spider. Pour le reste, nous avons à faire à un rock 60's aux mélodies hyper soignées et au swing évident, teinté parfois de country & western. Une très belle réussite en 12 titres qui font mouche.

Rédaction MJ / Jeudi 4 décembre 2008

CARABINE : "s/t - EP" (Vicious Circle)

Enfin un label pour sortir un premier véritable CD du duo hip-rock que l'on voit partout ces derniers temps,que ce soit en show arty sur la terrasse du CAPC,en featuring de soirées DJ agités, ou attablés à des bistrots (surtout attablés à des bistrots, d'ailleurs). Il y a moins de grosses guitares dans leur coktail, et les mélodies accrocheuses sont servies par un mix très dancefloor. Synthés 80's, beat costaud, grosse basse, chant décontract à la limite du foutage de gueule, la musique idéale pour une soirée qui dérape. A coup sûr ce truc-là finira ou bien number one sur les blogs féminins ou bien comme produit de substitution depuis la fin du bon vieux poppers. dans les sex-shops.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Mardi 28 octobre 2008

VICTORY HALL : "The Dull Commando's Merchandise" (Total Heaven)

A eux tous cumulés, les membres de Victory Hall doivent avoir tant de disques qu'il n'est pas dit que tous aient la place de rentrer dans les bacs de Total Heaven ! Alors jouer au jeu des influences avec ces gars-là, autant trouver une aiguille dans une botte de foin. Le nouvel album du trio (sorte de side-project de Calc) est moins noisy qu'en live, beaucoup plus laid-back, toujours un peu mélancolique mais plein de décontraction planante. De l'indie pop aux tournures old school (format LP vinyle accompagné d'un CD gravé), mais n'hésitant pas à mordre un peu sur le terrain du rock plus moderne. Aussi rafraîchissant qu'une binch acquise tard la nuit dans une épicerie de la rue Elie-Gentrac. Aussi romantique qu'un baiser sur les quais par une nuit de pleine lune.

Rédaction Guillaume Gwardeath / Mardi 28 octobre 2008

0800 : "Rock'n'Roll"

L'humour, l'efficacité et la radicalité de "s.o.s. suicide mc", sur la démo des bordelais hip hop 0800, nous y avaient fait apposer le post-it : "à suivre"... Aux abonnés absents pendant de longs mois, le trio a pour ainsi dire bien pris le temps de peaufiner son premier album. Le combiné enfin raccroché, "Rock N' Roll" arrive à temps pour remettre à l'heure les pendules du rap bordelais et même français! Marco et ses acolytes nous avaient épaté sur scène, le studio leur réussi tout autant. Sincères, et crus, drôles et graves à la fois, on pourrait évoquer La Rumeur et les Svinkels, mais ça serait encore trop réducteur. Les gars ont la niaque ("Hexagone") et la classe (l'instru "J'rappe"). On pense à Dre ou aux tout premiers Vadim). Bref, l'attente valait la peine.

Rédaction Martial Jesus / Dimanche 5 octobre 2008

CHEAP TIME : "s/t" (In The Red)

In The Red nous refait le coup du Jay Reatard de l'an passé?! Bien possible!! Power pop punk early 80's jusque dans la pochette, ce trio de Nashville se réclame d'Alice Cooper, des Runaways et de Hubble Bubble (le premier groupe de Plastic Bertrand!!!). La production fuzzy de Steve Mc Donald (Red Kross), les thèmes abordés (l'école, les filles...), le côté urgent du truc, tout cela rappelle aussi bien les Boys, les Cars, que le tout premier GG Allin. Du tout bon.

Rédaction Martial Jesus / Mercredi 27 août 2008

RATATAT : "LP3" (XL Recordings)

D'aucun diront de ce duo de Brooklyn qu'ils "font" de l'electro-rock… Taratata(t) ! C'est de la pop instrumentale! Offerte en cadeau avec une générosité et un manque de calcul qui tranchent sévèrement dans le music bizness actuel, elle se pare de grooves cotonneux chipés à Hot Chip et à Prince, de fascinantes mélodies fantomatiques, voire d'évocations pour le moins troublantes (Steely Dan, Daft Punk, Ennio Moriconne...). Le résultat est, encore une fois, hypergracieux.

Rédaction Martial Jesus / Mercredi 27 août 2008

Compilations "Sillon #1" & "Bordeaux Teenage Rock"

Deux compilations sortent coup sur coup ces jours-ci : à ma gauche, la deuxième édition de Bordeaux Teenage Rock, qui regroupe les jeunes pousses de la ville. A ma droite, Sillon#1, la 1ère compilation du webzine Trente Trois Tours, éclectique et bourrée d’inédits. A elles deux, un panorama plutôt complet et carrément engageant de l’actualité musicale bordelaise !

Rédaction Jonathan Hénault / Mercredi 4 juin 2008

NUBLU ORCHESTRA : "Conducted by Butch Morris"

Enfin un événement du côté de New-York et du jazz ! Réunissant musiciens jeunes et moins jeunes (Graham Haynes, Eddie Henderson, Kenny Wollesen...) ce Nublu Orchestra, né dans un club new-yorkais connu pour son brassage musical, développe une « nouvelle voie », à l’écoute des sons électroniques. Héritiers de l’Arkestra de Sun Ra ou du Miles Davis des années 70, Nublu Orchestra est dirigé par Butch Morris. Ce dernier utilise des signes, gestuelle inédite qui trouve naturellement sa place dans la volonté d’innovation défendue par l’orchestre.

Rédaction Patrick Duval / Mercredi 4 juin 2008

ROUGE A LEVRES : "s/t"

Du hip hop house "de racaille", dixit Grems, un des instigateurs du projet. En tous points supérieur au prédécesseur Airmax, ce deuxième volet des aventures de l'ex-Hustla bordelais célèbre le mariage de deux genres a priori antinomiques. Le flow de Grems est, haut la main, un des tout meilleurs de l'Hexagone. Ajoutons à cela les productions au taquet de Killersounds Rap et Le 4romain, les irrésistibles partitions de Disiz (La Peste), des textes d'une qualité étourdissante, tour à tour hardcore, drôles et même tendres. TTC peut donc aller se rhabiller.

Rédaction Martial Jesus (Total Heaven) / Mercredi 4 juin 2008